Assurer la sécurité des Clermontois

La tranquillité publique s’est dégradée ces dernières années à Clermont-Ferrand, ce qui provoque une exaspération croissante et légitime des habitants. Nous souhaitons en finir avec le tabou qui consiste à nier cette réalité ! A l’inverse, nous voulons aborder de front cette question qui gâche le quotidien de nos concitoyens. Nous proposerons des réponses pragmatiques que nous construirons avec les Clermontois.

Clermont-Ferrand n’échappe pas depuis quelques années à une hausse de la délinquance et des incivilités. C’est vrai dans les quartiers dits « sensibles » comme dans le centre-ville ou dans les quartiers jusqu’ici tranquilles. Ne laissons pas ce climat d’insécurité gangrener notre vie commune, le bien-être de chacun et l’attractivité économique de la cité. Il faut une réponse forte, marquée par une volonté affirmée de régler les problèmes, mais aussi une présence visible des forces de l’ordre pour rassurer et dissuader.

Les effectifs de la police municipale passeront de moins de cinquante à plus de cent.

Notre ville dispose d’une police municipale, mais ses effectifs sont largement inférieurs à ceux d’autres villes de même taille. Nous les doublerons. Ses horaires de service ne correspondent pas à la réalité de la vie de la cité. Et surtout, faute d’une organisation et d’une feuille de route précise, ses agents se trouvent démunis quand ils ne sont pas démotivés. Nous bâtirons avec eux un vrai projet de service pour une police municipale revalorisée.

Nous tiendrons avec vous les deux bouts de la chaîne. Fermeté d’un côté face aux incivilités, humanisme de l’autre à travers le renforcement des outils et structures de prévention de la délinquance. Bien évidemment cela impliquera de renouer une relation de confiance avec l’ensemble de la chaîne pénale.

Nous proposons donc de prendre un tournant radical et de mettre un terme au sentiment de laisser-aller. L’exemple doit venir d’en haut avec un maire qui assume pleinement ses responsabilités en matière de sécurité. La loi lui confie des prérogatives importantes, il doit les exercer. Nous nous y engageons. Le Maire pourra s’appuyer également sur un Conseil Citoyen de la Tranquillité Publique, composé de citoyens impliqués dans cette thématique et d’autres tirés au sort, mais aussi de représentants de la police municipale et nationale, d’associations et d’experts. Celui-ci produira des avis et recommandations qui seront présentés sans filtre au conseil municipal et aux services municipaux.

Une réorganisation en profondeur de la police municipale.

Pour être efficace, une police municipale doit disposer d’effectifs suffisants, avec des missions revues et précisées pour s’inscrire dans le cadre d’une coopération efficace avec la police nationale. Avec seulement 43 policiers municipaux, la ville de Clermont est loin du compte. Nous rattraperons le retard actuel par rapport aux autres villes de même taille en doublant les effectifs d’ici la fin du mandat.

Nous remettrons également à plat les missions et objectifs qui sont assignés à la police municipale avec :

  • une police municipale de proximité avec une organisation en îlots qui maille les quartiers au plus près des citoyens,
  • une réponse ferme aux incivilités du quotidien (dépôts sur la voie publique, déjections canines, lutte contre les nuisances sonores, dégradations de biens publics…),
  • une réactivité forte : une équipe d’intervention rapide sera constituée. Elle pourra être sur place dans les 10 minutes qui suivent un signalement, de jour comme de nuit,
  • une surveillance particulière les nuits de forte fréquentation avec la mise en place de patrouilles jusque tard dans la nuit,
  • une écoute et une réponse 24h/24 avec la création d’un numéro de téléphone spécial complémentaire au 17 de police secours,
  • une pleine utilisation de la vidéo-protection actuelle avec un agent derrière les écrans pour déclencher les interventions.

Ne pas s’interdire d’armer les policiers municipaux.

La question de l’armement de la police municipale devra être posée. En comparant tout d’abord la situation clermontoise avec celle d’autres villes de même taille. En consultant ensuite les grands acteurs de la sécurité publique, à commencer par le ministère de l’intérieur. En n’oubliant pas les personnels concernés, surtout si on demande à la police municipale d’intervenir de nuit et dans des contextes délicats. En prenant enfin l’avis du Conseil Citoyen de la Tranquillité Publique.

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